Si la musique adoucit les mœurs, elle peut aussi apaiser la douleur !

EGOVOX est le cabinet du bassin d'Arcachon labellisé Music Care. Je vous propose cet outil thérapeutique pour réduire vos douleurs chroniques, vos angoisses, votre stress.

MUSIC CARE a été mis au point avec l'inserm du CHRU de Montpellier. Je suis formée pour pratiquer cette thérapie utilisée dans une centaine d'hôpitaux en France. N'hésitez pas à me contacter.



Par La rédaction d'Allodocteurs.fr

Mis à jour le 29/07/2015 | 14:29 , publié le 29/07/2015 | 13:08

 

Soulager la douleur et l'anxiété grâce à la musique : la piste paraissait hasardeuse il y a quelques années, mais elle est aujourd'hui un outil thérapeutique reconnu. Précurseur dans le domaine, le musicothérapeute Stéphane Guétin travaille depuis plusieurs années sur une méthode de musicothérapie standardisée pour soulager les patients atteints de maladies douloureuses chroniques.

 

De plus en plus d'hôpitaux font appel à la musique pour aider leurs patients à surmonter leur souffrance, soulager leurs douleurs ou à apaiser leur anxiété. Ce credo, c'est aussi celui de Stéphane Guétin, musicothérapeute et docteur en psychologie clinique. Convaincu des bienfaits thérapeutiques de la musique et épaulé par une vingtaine d'équipes universitaires et d'instituts de recherche dans le monde, il s'applique depuis 2003 à mettre au point un protocole standardisé de musicothérapie, permettant de soulager les patients.

La thérapie repose sur une technique réceptive, basée sur l'écoute d'une mélodie et sur les mécanismes psycho-physiologiques qui l'accompagnent. Chacune des séquences musicales est ainsi particulière, et adaptée à l'effet thérapeutique désiré. Pour soulager les douleurs, les morceaux, qui durent vingt minutes chacun, suivent ainsi une "séquence en U". Ce nom traduit les variations rythmiques du morceau au cours du temps. En début de séquence, la musique suit un tempo relativement rapide, pour être en phase avec les pulsations cardiaques des patients (environ 80 battements/min.). Puis le tempo ralentit progressivement, abaissant avec lui le rythme cardiaque, jusqu'à ce que le patient atteigne un état de relaxation. Après quelques minutes, le tempo remonte, toujours de manière progressive, pour aider le patient à reprendre conscience jusqu'à la fin du morceau. C'est la phase d'éveil.

Selon le type de séquence, l’effet obtenu sur l’organisme est différent

Si le musicothérapeute n'est pas l’inventeur du fameux montage - les premières traces remontent aux années 1970 - il s'est en revanche chargé de démontrer scientifiquement son efficacité et de le standardiser, afin de le rendre facilement reproductible. Assisté notamment par l'unité Inserm 1061 du CHRU de Montpellier, spécialisée dans l'étude des troubles neuropsychiatriques, il a mis au point d’autres séquences musicales afin de varier les effets thérapeutiques. Pour un effet endormant, seule la première phase du montage en U, dans laquelle le tempo diminue progressivement, sera utilisée. A l'inverse, pour un effet dynamisant, un morceau dont le tempo augmente progressivement (comme dans la phase d'éveil) sera privilégié.

Depuis le début de ces recherches, une trentaine d'études ont été publiées. L'une d'entre elle a été menée en 2012 sur 87 patients présentant des lombalgies, desfibromyalgies et d'autres pathologies inflammatoires et neurologiques. Parmi eux, 44 ont bénéficié à domicile de la musicothérapie durant 60 jours. Résultats : ils ont montré une baisse de 50% de la douleur, avec un effet de maintien après le traitement, par rapport au reste du groupe n'ayant pas suivi la musicothérapie.

La musique active les molécules du bien-être

Toutefois, la réussite de la technique repose également sur l'aspect affectif qui est associé à la musique. "Ce qui est important, c'est la recherche du plaisir du patient " souligne Stéphane Guérin. En effet, "la musique stimule la production d'endorphines, qui sont des antidouleurs naturels, ainsi que la production de la dopamine qui active les zones de récompense du cerveau" explique le musicothérapeute. En somme, c'est tout le circuit neuronal du plaisir qui s'active lorsque l'on écoute une musique plaisante ! Mais les goûts musicaux étant très subjectifs, "il faut cibler les régions cérébrales du plaisir chez le patient, en fonction de sa culture et de son histoire, ce qui permet de faire appel à une vie autobiographique". Il faut donc proposer des morceaux adaptés aux goûts musicaux de chacun, ce qui est rendu possible par une auto-évaluation préalable.

Chez les patients comme chez les soignants, cette méthode de musicothérapie a été particulièrement bien acceptée. Le Dr Patrick Giniès, chef de service du Centre d'évaluation et du traitement de la douleur au CHRU de Montpellier, travaille depuis une douzaine d'années avec Stéphane Guétin. Son service accueille des patients souffrant de douleurs chroniques suite à des cancers, de multiples opérations, ou des migraines récurrentes. "Ce sont des patients chez qui on ne peut plus soulager la douleur, et qui se trouvent dans une impasse pharmacologique, chirurgicale et surtout psychologique", explique-t-il. Selon lui, le traitement, que suivent une à deux fois par jour environ 80% des patients du service en complément des autres soins, leur permet de devenir acteur de leur thérapie. "Elle est utilisée de manière standardisée et automatique, à la manière d'un médicament, tout en permettant la responsabilisation du patient qui choisit lui même sa palette de soins à travers le choix de la musique", conclut le médecin.

Alzheimer, troubles du sommeil : des applications multiples

Les bienfaits de la thérapie ne concernent pas seulement la réduction de la douleur et de la consommation de médicaments. Utilisée chez des malades d'Alzheimer, elle permet de réduire les troubles du comportement en diminuant leur agitation et en améliorant leur sommeil. Par ailleurs "les résultats sur les traitements des migraines sont très intéressants", explique Stéphane Guétin, qui souhaiterait également travailler avec des patients en état végétatif. "Les applications médicales sont donc larges, d’autant plus qu’avec les moyens d’imagerie actuelle, il devient beaucoup plus facile de contrôler l’efficacité du traitement", souligne-t-il.

L'application, nominée aux Victoires de la médecine 2010, a déjà séduit une centaine d'hôpitaux en France.

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par Martin Saumet  journaliste à la rédaction d'Allodocteurs.fr

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